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La recette de l’été du Martinet de Marie-Thé

Tout savoir pour aider un martinet tombé du nid trop tôt et lui permettre de revoler au plus vite

dimanche 4 juillet 2010

Marie-Thé est une super bénévole du CDS Cévennes Garrigues "dédiée aux soins aux bébés martinets" : après une expérience d’élevage en 2009 avec des vers de farine, cette année 2010, après discussions et échanges entre de nombreux autres responsables et experts es martinets, Marie-Thé a testé pour vous la recette sans vers de farine.

Outre le coût bien moindre, les résultats sont très convaincants ; les jeunes martinets grandissent très vite, sans aucun problème avec un rythme de nourrissage divisé par deux.


ILS SE SONT ENVOLES... Ce 4 juillet 2010, à Brissac, 14 H 30, trois jeunes martinets noirs (Apus apus) ont repris les airs après près de 15 jours de soins et de nourrissage.

trois martinets avant envol les 2 avant relâcher (et marie thé plutôt inquiète...) Martinets, volent !... Martinet au vol...


Mais avant tout chose, allez à la page dédiée aux martinets de la Hulotte. Il y a tout !


Arrivés autour du 20 juin, l’un de St Bauzille de Putois, les deux autres de Sauve, sortis trop tôt du nid... emplumés certes, en forme, mais 24 g et les ailes ne dépassant pas les rectrices de la queue.

JPG - 107.9 ko
le petit de Saint Bauzille avant le départ !

doc vogelwarte (suisse) martinet

Le problème est connu : mais que faire pour les aider ? Comment rejoindre au plus vite sa tribu du haut du ciel qui ne passe chez nous que les trois ou quatre mois d’été, et repart fin juillet déjà direction le sud de l’Afrique ? Comment donner une chance de revoler à ces jeunes intrépides ?


Après des essais répétés les années précédentes aux "vers de farine", recette de nourrissage qui marche mais qui demande et beaucoup de temps et beaucoup de vers... donc d’argent... 2010 fut la rationalisation avec une efficacité réelle, car sur les trois jeunes martinets, l’un n’était pas très en forme a son arrivée et a pu en très peu de temps retrouver très vite un optimum qui lui a permis ce midi de s’envoler avec les siens.



La recette de Marie-Thé :

Conditions de vie : L’idéal est de les mettre dans une boîte en cartons avec de grands trous d’aération (ils vivent sous les toits) - Du papier absorbant au fond, à changer après chaque nourrissage - Les oiseaux peuvent être mis ensemble une fois au même niveau de développement - Notre amie Micheline de Belgique a même construit une cage avec un fin grillage sur deux côtés pour leur permettre de grimper s’ils le veulent, lorsqu’ils sont prêts de l’envol -

Enfin, lors de présence avérée de parasites externes (type mouche plate ou tique, une fois (et seulement) le poussin remis en forme et en appétit, ne pas hésiter à demander à un vétérinaire une goutte d’ivermectine à poser sur la peau de l’aile, par oiseau.


Nourrissage :

Préparer chaque jour et par martinet : 15 grammes de viande hachée maigre (5 % maxi, ou moins encore de gras) + 2 grosses pincées de Baby Bird® ou de Pâtée Insectivore® (à acheter en animalerie) + 1 petite pincée ("comme on sale") de minéraux type Super Vita Sels® ou Sofcanis® ou Ossopan® - vétérinaire - + 1 goutte de Tonivit® (vitamines vétérinaires)

Ce mélange est à malaxer et à conserver au frais toute la journée. En faire 5 à 6 petites boulettes taille d’un pois chiche à chaque nourrissage, que vous réchauffez dans vos mains avant de nourrir les oiseaux.

les boulettes du mélange avant nourrissage

Prendre l’oiseau en mains et avec l’ongle ouvrir le bec (attention la partie inférieure du bec est plus fragile -> préférer de soulever la partie supérieure) et faire avaler en la poussant du doigt boulette après boulette (environ 5 à 6), les humidifiant ou faisant boire comme indiqué dans le document la Hulotte cité plus haut. les bons gestes de "Tante Hulotte" pour nourrir un martinet

Puis, le reposer tranquille et le laisser digérer dans sa boîte carton.

Ce régime est très équilibré et permet de le nourrir de 8 H du matin à 8 H du soir, environ toutes les 3 heures. Veillez à ne pas salir la tête de l’oiseau après nourrissage, afin de laisser yeux et oreilles bien dégagés.


Peser régulièrement l’oiseau : il ne pourra s’envoler que lorsqu’il fera entre 40 et 45 grammes (pas plus !) et surtout que toutes ses ailes auront bien poussé (elles doivent dépasser d’1,5 à 2 cm de la queue).


Le relâché du martinet : ou le "lancer" du martinet !

Faire des essais au vol en salle, avant chaque nourrissage, les jours précédents le grand vol. L’oiseau doit se muscler chaque jour un peu plus (sans abîmer les plumes ni les pattes...) et réagir très vite en battant de mieux en mieux les ailes.

Choisir un jour chaud, très chaud et l’heure la plus chaude de la journée - Un lieu "porteur" en pente et lancer face à la brise de chaleur, face au vent s’il y a. Prévoir du dégagé en bout de piste d’envol, si loupage et oiseau à récupérer. Lui faire ses "au-revoirs" (manière convenue de se quitter pour toujours...)

Et à la manière de Gérard Gory, le "père" des martinets français..., le lancer comme une pierre très vite et le plus haut possible : et là, magie, après une drôle d’impression de "qu’est-ce qui m’arrive ?..., je vole !", vous voyez votre gros poussin se mettre à battre les ailes, commencer à descendre sans arrêter de battre les ailes, puis se sentir porté et tout à coup reprendre de l’altitude et rejoindre à la seconde d’autres martinets en vol. Et là, ciao... on ne le reconnaît plus dans la nuée des martinets... Brissac et ses martinets noirs : sriiiiii...... Au dessus du village une cinquantaine de martinets noirs emplissent le ciel de leurs SSSRRRRRRIIII.... Nos trois petits les ont rejoints. Regardez les voler. Super !

Un grand merci Marie-Thé pour ce travail toujours très très prenant et souvent dans l’ombre. Récompensée ? Certes... Surtout que les minutes qui précèdent l’envol définitif sont chargées d’angoisse et d’émotion.

Un grand merci à Catherine la photographe du jour : tout va si vite ! Et un grand grand merci aussi à Micheline Lefebvre de Belgique.


N’hésitez pas à abandonner les vers de farine pour le mélange décrit ci dessus : les oiseaux s’y retrouvent très vite mieux, et les humains au moins autant.

Bon été

Portfolio

les trois martinets avant envol (l'un a fermé les yeux pour la (...) Brissac et les martinets !

P.-S.

L’objet de cet article est de vous faire partager nos expériences positives en la matière et vous donner aussi envie d’agir. Grand merci à Michèle Lefebvre de Belgique qui nous avait convaincue par ses 10 ans d’expérience et ses quelques près de 200 martinets repartis à Bruxelles. Y a pas photo, c’est génial.

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1 Message

  • j’ai recueilli un martinet tombé du nid il y a 4 semaines . il pèse 49g et ses ailes dépassent d’un centimetre sa queue mais il ne vole pas encore. ljje l’ai lancé à plusieurs repriseS depuis plusieurs jours comme on me l’ conseillé à la lpo, et comme c’est indiqué dans votre témoignage mais après une 20aine de metres il redescend sur le sol. nous sommes le 2 septembre, à priori les martinets ont déja migré ( nous sommes en vendée.) que faire pour l’aider à s’envoler. que faire s’il ny parvient pas ?

    J’ai envie qu’il vive et je ne sais plus quoi faire

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