co-produite et animée par Goupil Connexion et Betty Mezghenna
vendredi 18 septembre 2009
Deux animations dans le cadre des Journées du Patrimoine ont eu lieu au village, le même « jour des associations » où beaucoup de monde était déjà assemblé dans le Parc. Encore mieux !
Ces sorties ont été motivées par la récente rencontre entre une "jeune" de Coupiac, Betty, fortement intéressée par l’histoire du village -et secrétaire de la commission jeunes- et notre association, lors d’une réflexion menée avec l’office du tourisme intercommunal sur une offre touristique de qualité à promouvoir dans nos villages de charme autant que de caractère. Sentiers, etc…
10 jours avant les Journées du Patrimoine, on s’est dit : « chiche, on le fait ! »
Très vite, on s’est accrochées, chacune de son côté, avec une recherche active de diverses sources écrites ou iconographiques disponibles ou prêtées par les uns et les autres (Elisabeth Vairon, Vera Sampson, Claude Fages… que nous remercions ici encore) avec une plongée étourdissante dans l’histoire du village, une petite réunion de préparation, quelques affiches et… nous voilà toutes deux ce dimanche matin à notre première sortie commune au village sur le SENTIER de l’EAU pour commencer !
Une quinzaine de personnes étaient au rendez-vous sur le chemin des sources à la papeterie.
Un panneautage (discret) devrait voir le jour avec la communauté des communes pour rendre facile le cheminement autour de l’Avèze sur la thématique de l’eau à Brissac, avec un départ plus centré.
Le livret pour cheminer va être amélioré, et dès aujourd’hui, il est, en plus de téléchargeable comme toujours, disponible gratuitement auprès des commerces et de la mairie. Qu’on se le dise !
Enfin, une réflexion d’accueil de qualité des visiteurs du Parc et village est en cours, afin à la fois de rendre accessible à tous (dont les moins valides) au moins le début du sentier et de créer des lieux de convivialité partagée, intergénérationnels et plaisants…
A quand une buvette pour re-siroter la "célèbre" limonade de Brissac, la Monnaguette de demain ?
La matinée très vite passée, un plus grand groupe -d’environ 40 personnes, dont des jeunes et des Brissagols, ainsi que quelques Montpelliérains- nous rejoignait à 15 H pour cheminer du parc au château, dans le temps et les ruelles.
Ce fut un grand bonheur de présenter ensemble un peu du prestigieux patrimoine que « nos pères » nous ont légué :
En parler plus, demanderait beaucoup trop de place ici… Mais déjà se rappeler lorsque vous passerez un jour devant ses ruines accolées au beau petit "château bourgeois du papetier" construit en 1895 - 1900, qu’elle a fonctionné presque sans interruption de 1699 à 1966, date de sa fermeture définitive.
Et que c’est notre petite rivière de grande force, l’AVEZE, qui en a actionné longtemps ses piles, roues, martinets, cylindres et meuletons… et qui continue aujourd’hui à faire tourner deux turbines hydroélectriques à Aubanel, construction liée aux grandes heures de l’usine à papiers de Brissac, créée par le papetier en 1911 pour moderniser son entreprise.
Plus de 40 ouvriers y travaillaient, nuit et jour à ce moment. Dans des conditions qu’on n’aimerait plus connaître. Une autre époque... Les enfants y travaillaient, comme partout à l’époque. Et puis, la concurrence avec les papiers Canadiens l’a fait fermer… comme peu après les bonneteries, les filatures dans tout le pays et tout le reste qui s’est « externalisé » comme on dit… Les Chinois aujourd’hui, ceux qui produisent quasiment tout ce que l’a et consomme ici, ne sont que les Tunisiens, Marocains, Bengalis, Roumains, Africains, etc..., tous ces exploités du moment... Vivement demain, et un meilleur avenir pour tous sur notre planète si belle. Notre crise actuelle n’est pas sans lien non plus…
Les temps ont changé, avec une grande amélioration de nos conditions de vie au quotidien. Nous sommes là à Brissac, beaucoup pour le plaisir, les loisirs, parce que c’est beau et qu’on a vraiment de la chance d’y vivre bien et d’élever dans de très bonnes conditions nos enfants, petits-enfants...
Mais, peu de terres sont travaillées aujourd’hui pour en vivre, se nourrir, les grands troupeaux ovins transhument encore, la nuit maintenant pour éviter les voitures et le danger de partager les routes, leurs anciennes drailles.
Plus encore à notre époque, aujourd’hui, à l’heure où l’on prend et l’on va prendre ensemble (ou moins ensemble, certaines fois) des directions, des décisions d’aménagement, de constructions, de gestions de milieux urbains ou naturels, ex-agricoles, d’évolution de la carrière de granulats sur le Pioch en face du village, de créations d’entreprises ou d’emplois, de gestion du parc arboré de Brissac qui inquiète par ses grands arbres qui vieillissent… de gestion des populations tout aussi inquiétantes de sangliers - cochons sauvages, dans les villages et périphéries urbaines, de gestions réussies et créatives de beaux lieux comme Issensac , Nicouleau,, de notre garrigue…
Ces quelques vieilles cartes postales et les documents d’époques en disent plus qu’un long discours. Regardez-les, découvrez-les… Nous avons bien de la chance d’avoir ces traces d’il y a si peu.
Et nous nous sommes tous quittés ce dimanche soir, presqu’à regret, prêts à recommencer dès le printemps prochain… à suivre donc !
Et la suite des photos, une prochaine fois. .